A
mort le peintre ?
C’est
toujours, « à cent mètres
du centre du monde » à
Perpignan que se dénoue ce
qui aurait pu être un nœud
gordien. Sa génération
aura su anticiper le multimédia,
même s’ils n’en
avaient pas les moyens techniques.
Pas d’ordinateur, pas d’écran,
mais de grands murs où se mêlent
dessins, peintures, photos et textes
le tout sous forme « Topique
» (selon la formule de Michel
Butor, un des chefs de file du nouveau
roman). Il reprend là, les
illustrés de son enfance dont
se serait échappée la
jeune héroïne Marie-Laure
de Decker. Mais là, on sombre
dans la mise en abyme. Et c’est
le visiteur de l’exposition
qui devient le sujet d’observation
des personnages sur les murs : une
fiction qui ne finirait pas. L’ensemble
est plein de « correspondances
» où de vivants sujets
se répondent entre eux. Mais
où l’homme né
à Tamaris dans le Gard en 1936
veut-il nous mener ? |