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Une
rencontre en Normandie.
On
le sait les américains ont
débarqué en 44 en Normandie
dans le cadre de l’opération
« overlord »
au son des sanglots longs de l’automne
qui bercent toujours nos cœurs
d’une langueur monotone. Bernard
Plossu lui, est revenu. C’est
au Frac de Haute-Normandie de Sotteville-lès-Rouen
qu’il a posé son sac
et son exposition. Couleurs en noir
et blanc, des paysages qui défilent
devant nos yeux comme les textes de
Kerouac « sur la route ».
Ou plutôt, des paysages « des
modifications… »
de Butor.
À 62 ans, Bernard Plossu
aime les refuges. Il envie un
Serge Larin dans sa vie d’hermite,
« Je ne suis pas un intellectuel,
je me considère plutôt
comme un photographe… »
. Veut-il nous dire par là
qu’il sent les choses plus qu’il
ne les pense au moment où il
appuie sur le déclencheur ?
Pour lui, chaque personne a sa vision
des choses : « ce
qui fait que l’on peut avoir
quinze versions différentes
d’une porte d’ascenseur ! »
Et puis, à tout seigneur tout
honneur, il rend hommage au procédé
de tirage couleurs, Fresson. Pas prophète
en son pays, mais selon Plossu :
C’est l’invention française
par excellence ! »
En
savoir +...
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