Même si les questions
politiques et sociales ont leur place
dans cette lutte, celle-ci prend souvant
la forme d'une vendetta, les guérilleros
d'aujourd'hui étant souvent les
fils des disparus d'hier alors que les
gouverneurs de l'Etat, les «Figuéroa»,
grands propriétaires terriens,
se succèdent de père en
fils.
Ludovic Bonleux nous trace le portait
de cette province du Mexique, synonyme
pour nous de palmiers et de plages de
sable fin, devenue aujourd'hui l'un
des états les plus pauvres et
plus violents du pays. La politique
s'y fait à coups de machettes
et de kalachnikovs.
Ses images, avec lesquelles il remporte le 1er Prix du Festival Perpignan Off, montre la notion de pérennité de la culture guerrière chez les habitants du Guerrero.